"Bien informés, les hommes sont des citoyens; mal informés ils deviennent des sujets" (Alfred Sauvy)
ALGER - Quatre-cent-trente-quatre (434) nouveaux cas confirmés de Coronavirus (Covid-19), 487 guérisons et 8 décès ont été enregistrés durant les dernières 24 heures en Algérie, a indiqué vendredi à Alger le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie du Coronavirus, Dr Djamel Fourar. Le total des cas confirmés s'élève ainsi à 18.242, celui des décès à 996, alors que le nombre des patients guéris est passé à 13.124, dont 487 en 24 heures, a précisé Dr Fourar, lors du point de presse quotidien consacré à l'évolution de la pandémie de la Covid-19. Il a indiqué que 23 wilayas n'ont recensé aucun nouveau cas positif au coronavirus durant les dernières 24 heures. Selon la même source, 12 wilayas ont enregistré entre 1 et 5 cas, tandis que 13 autres ont recensé plus de 6 cas chacune. Par ailleurs, 50 patients sont actuellement en soins intensifs, a également fait savoir Dr Fourar. Enfin, le même responsable a souligné que "la situation épidémiologique actuelle exige de tout citoyen vigilance et observation des règles d'hygiène et de distanciation physique", rappelant "l'obligation du respect du confinement et du port des masques". Il a aussi appelé à veiller à la santé des personnes âgées, notamment celles souffrant de maladies chroniques.

La peau de mouton "Hidoura", un élément du patrimoine en perdition

Blida: La peau de mouton, un patrimoine en perditionLa peau de mouton "Hidoura" qui constituait autrefois une pièce maitresse du décor dans les foyers blidéens et algériens en général et un patrimoine culturel lié à l'Aid El Adha, n'a, aujourd'hui, plus la cote chez les femmes algériennes qui s'en débarrassent pour une raison ou une autre.

 

 La génération actuelle des mamans trouvent une difficulté à nettoyer la peau de mouton contrairement à nos aïeules qui l'ont transformé en une pièce de décor garnissant, à l'époque, les salles de séjour des foyers algériens.

Première chose à constater dans les rues après l'égorgement des moutons, est le nombre considérable de peaux de mouton abandonnées au bord des trottoirs ou souvent jetées dans les poubelles, ce qui signifie que peu de gens pratiquent encore ce rite ancestral.

En dépit de leur amour à cette pièce de décor qui leur rappelle l'enfance et la grande maison de famille, la majorité des femmes approchées à ce sujet affirment qu'elles y ont renoncé en raison du temps et d'effort que nécessitent le nettoyage et le séchage des toisons.

Le nettoyage des tripes "Douara" et de la tête de mouton "Bouzelouf" est déjà épuisant, a dit une femme au foyer, ajoutant qu'elle ne comptait pas utiliser la Haidora vu la difficulté du processus.

Certaines familles se débarrassent de la peau de mouton par crainte de développer une allergie à cause de la laine, pendant que d'autres préfèrent un décor moderne avec des couleurs et des modèles de leur choix.

En revanche, plusieurs familles de Blida s'attachent à préserver cette tradition ancestrale.         Mohamed un père de famille de Douérat (Blida) s'est dit fier de transmettre ce patrimoine culturel à ces enfants.

Après le séchage de la peau de mouton salinée qui prend entre 15 à 20 jours, nous la lavons avec le savon et l'eau de javel et la séchons une dernière fois, a ajouté Mohamed.

Malgré les appels lancés chaque année pour consacrer des endroits à la collecte des peaux des cheptels, les habitants de la ville affirment qu'ils se trouvaient dans l'obligation de les jeter aux poubelles.