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Les images de la nuit, faits prépondérants dans la poésie d’Ahellil

Écrit par APS Adrar
Les images de la nuit, faits prépondérants dans la poésie d’Ahellil
ADRAR - La dominance de la nuit, image allégorique dans la poésie d'Ahellil, voire de ses termes, symboles ou expressions, a été mise en avant par les participants à la conférence culturelle "La nuit et le récit d’Izelouane", tenue samedi à Timimoune, dans le cadre de la 12ème édition du festival national culturel d’Ahellil, dont l'ouverture a eu lieu vendredi.

 

Pour les intervenants, des universitaires et hommes de Lettres, "ces nuits de lunes sont, chez les aèdes d’Izelouane, le moment idoine pour exprimer leurs émotions et laisser libre cours à l’improvisation et à la ferveur", obscurité qui les invite à "défricher la nuit pour découvrir le jour".

Le directeur de laboratoire de l’espace saharien pour le récit algérien de l’université d’Adrar, Hadj Ahmed Seddik, a passé en revue la chronologie d’Ahellil qui fait de la nuit le moment le plus propice pour l’homme Gourari de déclamer ses poésies et exécuter ses rites mystiques.

Dans une approche chronologique de versification d'Ahellil, Abdelkrim Benkhaled (université d’Adrar) s'est penché, sur l’usage de l'image sémiologique dans la poésie "nocturne" d'Izelouane voulu par les poètes et chanteurs de ce genre, précisant qu'Ahellil met en avant des rites à valeur de symboles qui s'appuient sur des termes amazighs ayant relation avec tout ce qui a rapport avec la "pénombre" pour interpréter de façon lyrique un attachement romantique à son legs ancestral.


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Le président du bureau de l’association "Maison de la poésie algérienne", de la wilaya d’Adrar, Abdallah Kerroum, a mis en exergue l’extase mystique dans le corpus d’Ahellil, soulignant qu'il y a une relation intrinsèque entre "Ahellil" et la nuit qu'on décèle à travers cette approche poétique sémiotique dans pratiquement toutes les poésies d’Ahellil.

Organisée à la bibliothèque publique d’Adrar, en coordination avec le laboratoire de l’espace saharien pour le récit algérien de l’université de la ville, et le bureau de wilaya de l’association "Maison de la poésie algérienne", cette rencontre s’inscrit dans le cadre du festival d’Ahellil tenu à Timimoune (220 km nord d’Adrar).

Le programme du festival (28-30 décembre) se poursuivra par l'animation d’une série d’activités, dont des soirées artistiques du patrimoine d’Ahellil au niveau du théâtre de plein air de l’Oasis Rouge.