"Bien informés, les hommes sont des citoyens; mal informés ils deviennent des sujets" (Alfred Sauvy)

Rencontre sur le code de la famille et les droits et devoirs communs entre conjoints

Écrit par APS Aïn Témouchent

Rencontre sur le code de la famille et les droits et devoirs communs entre conjoints

AIN TEMOUCHENT- Le législateur algérien a uniformisé, à travers les réformes introduites au Code de la famille, les droits et devoirs communs entre conjoints et permis à la femme une égalité avec l’homme, ont affirmé lundi à Ain Témouchent, des universitaires qui ont animé une journée d’étude sur la situation de la femme dans le système juridique national.

 

L’enseignante à la faculté de droit de l’université de Tlemcen, Sanae Cheikh, a fait remarquer que "le Code de la famille algérienne stipule que l’âge du mariage est fixé à 19 ans pour l'homme comme pour la femme et exige une autorisation du juge concernant les mineurs", précisant, par ailleurs que l’article 37 du Code de la famille reconnaît aux femmes la pleine liberté de disposer de leurs biens.

L'universitaire de Tlemcen, Mourad Benaouda Haskar, a mis l'accent, dans sa communication abordant les mécanismes permettant à la femme fonctionnaire d'assumer son rôle dans le développement durable, sur la nécessité de définir les postes ne permettant pas aux femmes d'exercer un métier vu sa pénibilité et les risques qu'elles peuvent encourir d'où le refus de l’employeur à recruter des femmes.

La présidente de la rencontre, Nassima Cheikh, de la faculté de Droit du centre universitaire "Belhadj Bouchaib" d'Ain Témouchent, a mis l’accent sur le principe d’équité entre les deux sexes, signalant que le législateur algérien a tenté, par le biais de réformes, de mettre en place des mécanismes à même de promouvoir la participation politique de la femme dans la prise de décision et la contribution au développement national durable.

"La consécration de cette équité permet à la femme d'être un élément efficace dans la société" et de préserver sa place et ses caractéristiques de femme et de mère partant des constantes et des valeurs de la nation.

Un débat ouvert entre conférenciers, étudiants et représentants d'associations locales a eu lieu au terme des communications présentées au cours de cette journée d'étude, organisée par la faculté de Droit du CU 'Belhadj Bouchaib' avec la participation d’universitaires des wilayas d’Oran, de Tlemcen, de Sidi Bel-Abbès et d'Ain Témouchent.