"Bien informés, les hommes sont des citoyens; mal informés ils deviennent des sujets" (Alfred Sauvy)
ALGER - Quatre-cent-trente-quatre (434) nouveaux cas confirmés de Coronavirus (Covid-19), 487 guérisons et 8 décès ont été enregistrés durant les dernières 24 heures en Algérie, a indiqué vendredi à Alger le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie du Coronavirus, Dr Djamel Fourar. Le total des cas confirmés s'élève ainsi à 18.242, celui des décès à 996, alors que le nombre des patients guéris est passé à 13.124, dont 487 en 24 heures, a précisé Dr Fourar, lors du point de presse quotidien consacré à l'évolution de la pandémie de la Covid-19. Il a indiqué que 23 wilayas n'ont recensé aucun nouveau cas positif au coronavirus durant les dernières 24 heures. Selon la même source, 12 wilayas ont enregistré entre 1 et 5 cas, tandis que 13 autres ont recensé plus de 6 cas chacune. Par ailleurs, 50 patients sont actuellement en soins intensifs, a également fait savoir Dr Fourar. Enfin, le même responsable a souligné que "la situation épidémiologique actuelle exige de tout citoyen vigilance et observation des règles d'hygiène et de distanciation physique", rappelant "l'obligation du respect du confinement et du port des masques". Il a aussi appelé à veiller à la santé des personnes âgées, notamment celles souffrant de maladies chroniques.

L’ONU "préoccupée" par l’escalade de violence au Sahel

L’ONU "préoccupée" par l’escalade de violence au Sahel
NEW YORK - Le SG de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit "profondément préoccupé" par l’escalade de violence au Sahel qui s’est étendue aux Etats côtiers d’Afrique de l’Ouest, appelant à "la solidarité internationale dans la lutte contre l’extrémisme violent".
"Les groupes terroristes ont consolidé leur ancrage dans la région du Sahel, faisant basculer de vastes pans de territoire dans l’instabilité et attisant les violences ethniques, notamment au Burkina Faso et au Mali", relève le SG de l’ONU dans son nouveau rapport sur la force conjointe G5 Sahel.

Aussi, l’incapacité des forces de sécurité à assurer la protection des civils face à cette détérioration a "suscité le ressentiment de certains groupes de la population et a déclenché des manifestations au Burkina Faso et au Mali", souligne-t-il dans ce document établi à la demande du Conseil de sécurité.

Au Sahel, les civils sont les premières victimes de la multiplication des attentats meurtriers et de l’éruption de violence. Les chiffres sur les violences sont "choquants", selon le chef de l’ONU qui évoque un bilan de 1.500 morts au Mali et au Burkina Faso.

En outre, plus d’un million de personnes, soit deux fois plus que l’an dernier, ont été déplacées à l’intérieur des frontières des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).


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C’est le Burkina Faso qui a enregistré la plus forte augmentation, avec plus de 486.000 personnes déplacées contre 80.000 en 2018, précise le rapport.

L’accès humanitaire est devenu de moins en moins aisé, les organisations humanitaires ayant de plus en plus de mal à atteindre les populations touchées par la violence, en particulier dans les zones frontalières entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Dans la région du Sahel, exception faite de la Mauritanie et du Nigeria, 12 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire, alerte l’organisation Onusienne.

Alors que la situation sécuritaire se détériore, la force conjointe a "enregistré une faible intensité de ses activités antiterroristes", selon le rapport. Les opérations du G5 Sahel, en plein déploiement opérationnel, ont été mises à mal par le manque persistant de matériel et de formation.

M. Guterres réitère son appel en faveur d’"un financement prévisible et durable de la Force". Cette proposition portée par la France au Conseil de sécurité a été rejetée par les Etats-Unis qui s’opposent à l’idée de conférer un mandat à la force conjointe au titre du chapitre VII de la charte des Nations-Unies.


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Washington et Paris ne sont pas sur la même ligne concernant la forme que doit prendre l’appui au G5 Sahel, a-t-on relevé.

Alors que Paris revendique un mandat du Conseil de sécurité pour permettre à l’ONU de contribuer au financement multilatéral de la force, Washington privilégie un soutien bilatéral accordé directement aux pays concernés.

Le rapport du SG de l’ONU pointe, par ailleurs, "les graves violations des droits de l’homme que les contingents de cette force auraient commis au Mali et au Burkina Faso".

Guterres évoque une mission d’enquête spéciale sur les droits de la personne effectuée dans la région de Mopti du 6 au 13 août. La mission ONUsienne a recueilli des informations au sujet d’"une violation" qu’aurait commise la Force à Boulikessi, village du cercle de Douentza, dans la région de Mopti.

"Si des unités de la Force commune sont accusées de violations, il importe de mener en temps voulu une enquête, qui ne fera que renforcer la crédibilité de la Force", insiste le SG de l’ONU qui engage "les autorités burkinabé à enquêter sur les graves allégations d’exécutions extrajudiciaires" en demandant de nouveau "aux autorités maliennes de mener à bonne fin les enquêtes sur les affaires impliquant leur contingent".

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