"Bien informés, les hommes sont des citoyens; mal informés ils deviennent des sujets" (Alfred Sauvy)
ALGER - Quatre-cent-trente-quatre (434) nouveaux cas confirmés de Coronavirus (Covid-19), 487 guérisons et 8 décès ont été enregistrés durant les dernières 24 heures en Algérie, a indiqué vendredi à Alger le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie du Coronavirus, Dr Djamel Fourar. Le total des cas confirmés s'élève ainsi à 18.242, celui des décès à 996, alors que le nombre des patients guéris est passé à 13.124, dont 487 en 24 heures, a précisé Dr Fourar, lors du point de presse quotidien consacré à l'évolution de la pandémie de la Covid-19. Il a indiqué que 23 wilayas n'ont recensé aucun nouveau cas positif au coronavirus durant les dernières 24 heures. Selon la même source, 12 wilayas ont enregistré entre 1 et 5 cas, tandis que 13 autres ont recensé plus de 6 cas chacune. Par ailleurs, 50 patients sont actuellement en soins intensifs, a également fait savoir Dr Fourar. Enfin, le même responsable a souligné que "la situation épidémiologique actuelle exige de tout citoyen vigilance et observation des règles d'hygiène et de distanciation physique", rappelant "l'obligation du respect du confinement et du port des masques". Il a aussi appelé à veiller à la santé des personnes âgées, notamment celles souffrant de maladies chroniques.

Prise en charge du cancer : nécessité d’"institutionnaliser" la concertation pluridisciplinaire

Prise en charge du cancer : nécessité d’"institutionnaliser" la concertation pluridisciplinaireALGER- La bonne prise en charge des cancéreux passe par "l’institutionnalisation" des réunions de concertation pluridisciplinaire au niveau des établissements de santé, a plaidé samedi à Alger, le Pr Kamel Bentabak, président de la Société algérienne de Chirurgie.
"Le plan Cancer 2015-2019 n’est pas accompli puisque nous attendons toujours l’institutionnalisation des réunions de concertation pluridisciplinaire en intégrant les malades dans des protocoles de soins, car nous avons compris que c’est la seule façon de bien prendre en charge les cancéreux dès lors que son parcours est tracé", a déclaré à l’APS, le Pr Bentabak, en marge du 27 me Congrès national de chirurgie.

Le spécialiste, par ailleurs chef de service en chirurgie oncologique A, au Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) d’Alger fait savoir qu’au niveau de cette structure, cette approche, en vigueur de par le monde, est "pratiquée depuis quatre (04) mois mais qu’elle est, pour l’heure, difficilement applicable partout en Algérie".

Défendant cette idée, l’intervenant estime qu’elle est "nécessaire pour que ce ne soit plus les malades qui se déplacent entre les praticiens et errent entre les hôpitaux", notant qu’il appartient plutôt aux praticiens de "faciliter le parcours" de leurs patients : "C’est la meilleure façon de diminuer leur atteinte psychologique, de les accompagner et de les guérir car aujourd’hui, il est possible de guérir du cancer», argumente-t-il.

Le Pr Bentabak a insisté, à ce propos, sur "l’effort psychologie" à entreprendre avec les malades atteints de cancer afin qu’ils aient "confiance" et qu’ils sachent que cette redoutable pathologie "ne va pas évoluer plus rapidement qu’ils ne le croient". Ces derniers, explicite-t-il, étant le plus souvent enclins à vouloir être opérés alors que la chimiothérapie et la radiothérapie "peuvent parfois intervenir en premier lieu".

Abordant l’objet du Congrès, le président de la Société nationale de Chirurgie a fait savoir que cette rencontre scientifique de deux jours abordera des thèmes d’actualité tels que les cancers digestifs (colorectaux), placés en pôle position des types de cancers en évolution en Algérie, citant notamment celui du rectum, dont la prise en charge nécessité une "technicité particulière".

"Il s’agit de mettre notre expertise et nos connaissances au profit des plus jeunes praticiens exerçant à travers le territoire national et ce, dans la perspective d’une prise en charge des malades dans un milieupluridisciplinaire", précise-t-il, déplorant que ces derniers "arrivent souvent en consultations à un stade métastatique".

Outre les pancréatites aigues, les lithiases vésiculaires et biliaires, cette édition abordera également la thématique de la "réhabilitation améliorée" post-chirurgicale, laquelle suppose de "mettre le malade au centre du processus de prise en charge de sorte à ce qu’il participe lui-même à sa propre guérison", conclut le spécialiste.