"Bien informés, les hommes sont des citoyens; mal informés ils deviennent des sujets" (Alfred Sauvy)

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Dialogue national: positions mitigées des partis politiques au discours de Gaïd Salah

Dialogue national: positions mitigées des partis politiques au discours de Gaïd Salah
ALGER- Les positions des partis politiques sont mitigées concernant le dernier discours du Général de corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP), dans lequel il a exprimé son souhait de voir le dialogue national se dérouler "loin de la méthode imposant des préalables".

 

A cet égard, le parti du Front de libération nationale (FLN) a salué, dans un communiqué, le discours du Général de corps d'armée, Gaïd Salah, prononcée à l'occasion de la cérémonie de distinction des meilleurs lauréats des Cadets de la Nation au BAC et au BEM-session 2019-", appelant la classe politique, les personnalités nationales et la société civile à "être en harmonie avec le niveau de conscience affiché par l'ANP, depuis le début la crise".

"L'appel à un dialogue national inclusif pour mettre fin à cette crise ainsi que l'engagement de l'Etat à respecter toutes les recommandations  du dialogue ne peuvent, en aucun cas, être un prétexte aux diktats ou tout autre préalable pour participer à ce dialogue, a estimé le parti,  ajoutant que toute tentative visant à influencer le processus de la justice est totalement en opposition avec l'édification de l'Etat de droit escompté par les Algériens".

Exprimant sa satisfaction de la réalisation de la majorité des revendications populaires, grâce à l'engagement de l'ANP à accompagner les Algériens dans leurs revendications, à protéger la justice et à garantir la pérennité des institutions de l'Etat, le parti a réitéré sa position préconisant "l'adoption du dialogue pour surmonter la crise que vit le pays", tout en saluant "l'engagement des institutions de l'Etat à assurer toutes les conditions nécessaires au lancement d'un dialogue responsable menant à un consensus national qui aboutira à l'élection, dans les plus brefs délais, d'un nouveau président de la République".

Le parti a réitéré sa disposition à "contribuer fortement aux efforts de l'instance nationale de dialogue", appelant au respect "des symboles de la République et des constantes consacrées dans la Constitution, en les mettant à l'écart des controverses politicienne et idéologique".


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De son côté, le parti du Rassemblement national démocratique (RND) a valorisé le contenu de l'allocution du général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, notamment "ses idées marquées par la clarté qui affirment ses positions constantes déjà exprimées à maintes occasions relatives au respect du cadre constitutionnel, à la préservation des institutions de l'Etat, au rejet de tout discours qui est susceptible de conduire le pays vers l'inconnu et à l'encouragement du dialogue au lieu de se laisser entraîner par les idées vaines qui ne servent pas la nation".

"Le plébiscite du Commandement de l'ANP à l'instance nationale de dialogue est l'affirmation que la situation actuelle ne pourrait être surmontée sans le dialogue entre les différents acteurs de la scène sociopolitique, afin de parvenir à la formation d'une instance nationale chargée de la supervision et de l'organisation des élections", a indiqué un communiqué du RND.

Pour le RND, "l'instance nationale de dialogue doit se focaliser sur la stabilité des institutions de l'Etat, tout en ignorant les questions superflues en vue d'engager les réformes de fond escomptées, et ce partant du principe qu'il faut répondre aux aspirations du peuple de manière graduelle", ajoutant que "la réalisation des objectifs suprêmes passe par l'élection d'un président de la République qui aura pour principale prérogative la réalisation des aspirations du peuple".

Le parti partage la vision du commandement de l'ANP sur "la justice, d'autant qu'il n'est pas permis à quiconque d'interférer dans son travail et ses prérogatives ou tenter d'influer sur ses décisions", appellent toutes les forces politiques, la société civile et les personnalités nationales à la nécessité de "mettre leurs expériences et expertises au service la nation et des institutions de l'Etat et de faire prévaloir l'intérêt national sur toute autre considération".


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De son côté, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcen Belabes a critiqué, dans une publication sur sa page Facebook, "le rejet" par le général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah", "des promesses données aux membres de l'instance"   concernant les mesures d'apaisement et à leur tete la libération des detenus d'opinion.

Par ailleurs, le président du parti, Jil Djadid, Sofiane Djilali a affirmé sur sa page Facebook, que son parti "rejettera tout dialogue qui ne tienne pas compte de la concrétisation des conditions préalables d'apaisement et de l'ouverture politique, et ce pour le respect de ses engagements".

"Il est clair que les conditions d'un dialogue politique réel et serein ne sont pas encore réunies et les esprits ne sont pas prêts à faire des concessions mutuelles. L'impasse est devenue ainsi une réalité", a ajouté Djilali, déplorant le fait que "les positions rigides prévalent actuellement" sur la scène nationale.

Pour rappel, le général de corps d'Armée avait affirmé, mardi dernier, que "l'ANP a valorisé les étapes franchies sur la voie du dialogue national, notamment après l'audience accordée par le chef de l'Etat à un groupe de personnalités nationales, qui se chargera de la conduite de ce dialogue, s'engageant à mettre à disposition les moyens nécessaires et réunir les conditions idoines pour l'organisation des présidentielles dans les plus brefs délais", exprimant son souhait de voir le dialogue national se dérouler "loin de la méthode imposant des préalables allant jusqu'aux diktats".


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"Dans ce domaine et en réponse aux exigences de cet intérêt suprême de la patrie, le Haut Commandement de l'ANP a œuvré, depuis le début de la crise, à adopter une approche empreinte de rationalité dans sa présentation, de logique dans son traitement et de réalisme dans l'accompagnement du peuple algérien et des institutions de l'Etat, affirmant à maintes occasions, qu'il n'a aucune ambition politique, sauf être au service de la nation et de ses intérêts suprêmes", avait-il soutenu.

Le chef d'Etat-major de l'ANP avait évoqué "certaines idées empoisonnées que véhicule la bande et qu'adoptent certains porte-voix qui orbitent autour d'elle, notamment l'appel à l'élargissement des détenus, qualifiés à tort comme des prisonniers d'opinion, l'atténuation des mesures sécuritaires entreprises au niveau des entrées de la capitale et des grandes villes et les tentatives de porter atteinte à la crédibilité et à la performance des institutions de l'Etat, à travers des rumeurs qui visent à tromper l'opinion publique et à compromettre les efforts des responsables intègres et dévoués".

"Aussi, je rappelle encore une fois que seule la justice est souveraine de la décision, conformément à la loi, concernant ces individus qui se sont pris aux symboles et aux institutions de l'Etat et ont porté outrage à l'emblème national", avait-il dit.

Il avait précisé, à ce propos, qu'"il n'est pas permis à quiconque d'interférer dans son travail (justice) et ses prérogatives ou tenter d'influer sur ses décisions".