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12e rassemblement d'Algériens à Paris pour un changement "pacifique" et "radical"

12e rassemblement d'Algériens à Paris pour un changement "pacifique" et "radical"PARIS - Un douzième rassemblement d'Algériens a été organisé, dimanche à Paris, à travers lequel les manifestants veulent confirmer leur détermination pour un changement "pacifique" et "radical" en Algérie.

 

Des centaines d'Algériens de Paris et de sa banlieue se sont donnés rendez-vous à Stalingrad, dans le 19e arrondissement de Paris, au lieu de la place de la République aménagée pour le week-end en aire de jeux pour les enfants.

Les personnes qui se sont déplacées sans le savoir à place de la République étaient accueillies par un comité qui leur indiquaient le nouveau lieu de la manifestation.

La mobilisation est restée intacte des membres de la communauté, brandissant des drapeaux algériens et des pancartes portant des slogans identiques à ceux de leurs concitoyens lors des marches du vendredi à travers les wilayas.

"Une seule lutte, la souveraineté au peuple", "Système dégage", "L'Algérie avant tout", "Pour notre Algérie, unissons-nous", "Pour une égalité républicaine en droits et en devoirs entre homme et femme", pouvait-on lire dans des pancartes soulevées par des femmes et hommes, jeunes et moins jeunes.


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La place de Stalingrad se remplissait de manifestants au fur et à mesure à compter de 15h00 (GMT+2) en cette journée ensoleillée du ramadan pour être presque pleine vers les coups de 16h30.

Le rassemblement a été organisé en forum où les participants exprimaient en tribune leurs points de vue et analyses sur la situation en Algérie, le changement "pacifique" et "radical" du système politique et sur la transition démocratique en vue d'aboutir à une République nouvelle qui garantisse la liberté de la justice, de la presse et de l'expression.

Pour certains intervenants, l'Algérie "renoue avec le mouvement national" d'avant la guerre de libération, rejetant d'un trait "la feuille de route du pouvoir" qui est, selon eux, "vouée à l'échec".

Les manifestants ont revendiqué la libération des champs médiatique et politique, l'ouverture des médias publics au débat libre et contradictoire, l'application d'un régime déclaratif pour les réunions, les associations et les manifestations.

Pour engager la transition, ils demandent la désignation d'un présidium consensuel et un gouvernement d'union nationale, dont les membres sont acceptés par le peuple.