"Bien informés, les hommes sont des citoyens; mal informés ils deviennent des sujets" (Alfred Sauvy)

Assemblée des enseignants de l'université Djillali Liabès de SBA

Écrit par M. Chakib Arselan

"Ponctions illégales des salaires", "Mauvaises conditions de travail", "Université coupée du réseau internet", "Bureaucratie", "Stages à l’étranger utilisés comme moyens de pression", "Flou entourant la gestion du patrimoine"... sont autant de problèmes récurrents soulevés par les enseignants universitaires


Comme annoncé précédemment, les enseignants de l’université de Sidi Bel Abbès se sont réunis, en fin de semaine écoulée, en assemblée générale. Après un point d’information sur la réunion avec le recteur et un récapitulatif sur l’état d’application des promesses de
résolution des problèmes soulevés lors de l’assemblée générale du 31 octobre 2017, le débat a été ouvert. Le comité du collectif des enseignants a fait parvenir par mail, ce mardi à la presse, le PV de l'AG considérée dont nous reproduisons in extenso le contenu.

 

- Le problème de la COSEU. L’AG demande que l’administration prenne en charge sérieusement le
« problème » du dossier d’agrément pour que la nouvelle commission entame ses activités.
- Le problème des ponctions illégales des salaires de certains enseignants est toujours posé tant que le
remboursement des sommes indûment prises n’est pas fait.
- Mauvaises conditions de travail, manque de moyens pédagogiques (Problèmes de tableaux, tirage de TD,
TP, …). Problème de chauffage.
- Non respect des instances pédagogiques. Une immixtion de l’administration dans les prérogatives
d’instances pédagogiques comme la convocation, au département de français, d’un jury de délibérations en
décembre. Remise en cause de décisions antérieures et non respect de la réglementation. L’assemblée a été
informée sur les injonctions données à la faculté des sciences économiques pour la réinscription d’étudiant
en JANVIER !
- Le problème du logiciel. Aucune solution fiable n’est encore proposée. Lors de l’AG, l’assistance a été
informée du projet d’un autre logiciel « PROGRES » dont l’utilisation n’est pas encore confirmée.
- Tutorat. Malgré les assurances du recteur quant à sa mise en oeuvre, à ce jour aucune initiative sérieuse
n’est prise au niveau des facultés.
- L’internet. L’université est toujours coupée du réseau internet.
- Les laboratoires de recherche. Les retards dans la prise en charge des différentes commandes, dépenses et
activités des laboratoires de recherche. Remise en cause, dans la pratique, du contrôle à postériori de la
gestion de ces labos.
- Bureaucratie. Journées fixes pour le retrait de certains documents, sans considération des situations
particulières ou urgences. Des enseignants se sont plaints du comportement de certains responsables et d’un
manque de considération de la part de ces derniers.
- Evaluation de l’enseignant. Dans ces conditions d’opacité, l’AG rejette ce projet.
- Les stages à l’étranger. L’AG rappelle que le stage n’est pas une rente et refuse qu’il soit utilisé comme
moyen de pression sur l’enseignant. L’AG dénonce la bureaucratie humiliante de la banque qui outrepasse
ses compétences par des conditions ; pour le moins; absurdes et humiliantes pour l’enseignant.
- La prime d’encouragement. Prime prise en charge ; pour l’encadrement de thèses de doctorat 3ième cycle ;
d’autres établissements comme les universités (Béchar, Tlemcen, Mostaganem, …) alors qu’elle ne l’est pas à
l’université de Sidi Bel Abbès.
- Problèmes du logement. Les enseignants ont soulevé le flou et le blackout autour du patrimoine de
l’université en matière de logements et sur sa gestion. L’A.G. demande un bilan global et l’implication de
représentants des enseignants. l’AG a soulevé le problème des statuts des logements des enseignants et la
situation de précarité et d’instabilité qu’il engendre pour les enseignants et leurs familles.
- Problème de représentation syndicale. Un large débat a été ouvert sur la situation de l’enseignant et de
l’université et sur les moyens d’y remédier.
- Renouveau de l’université de Sidi Bel Abbès. L’AG estime qu’une nouvelle approche pour le
développement de l’université nécessite une nouvelle dynamique avec un nouvel état d’esprit et du sang
nouveau.


Pour consolider le comité des représentants, des enseignants se sont portés volontaires pour en faire partie :


- Mme Elkeurti Naima Faculté des lettres.
- Mme Rechache Abbassia Faculté des sciences économiques.
- Mme FERTOUT-MOURI Nadjia Faculté des SNV.
- Ammar Youcef Faculté des SNV.
- Bouddou Mohammed Faculté de droit.
- Baahmed Djelloul Faculté de technologie.

Pour l’Assemblée Générale
Le comité