"Bien informés, les hommes sont des citoyens; mal informés ils deviennent des sujets" (Alfred Sauvy)

Écrit par Mir Mohamed

MADONES vox2016Prière pour les absentes   

Par Mir Mohamed 

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Elles étaient jeunes... Elles étaient belles, pures et angéliques...

Au cœur immaculé par le décret du tout puissant...

Témoignez, ô ! Âmes innocentes d’Ain Aden, que vos professeurs-martyres furent pour vous une source de lumière et de vie, narguant vaillamment le règne de la nuit et ses hordes de chacals affamés « introducteurs de mort ».

          Demain, devant Allah, témoignez surtout qu’elles ne possédaient qu’un modeste bout de craie, couleur arc-en-ciel, pour conjurer le joug des barbares désincarnés...

« Malheur au peuple dont les enfants sont entre le glaive et le billot... et ne dit mot » disait quelque part Khalil Djibran. Malheur aussi à tous ceux qui ont laissé faire la lame des GIA’H sur la gorge des nubiles et des jeunes mères dont le seul tort est d’avoir appris aux enfants d’Adam les concepts de base de la rationalité en même temps que le premier commandement du Coran : « Iqra ! »

          La roue du temps s’était arrêtée ce maudit 27 septembre 1997 au déclin du jour, au détour de la Khaloua de Sidi Mohamed. Mon Dieu, dites-nous quelle apparence avait la face du bourreau devant ta créature en prière, implorant par la Chahada « La Illaha Illa Allah, Mohamed Rassoul Allah », le grand pardon pour les malheurs qu’elle n’a pas commis et qui se sont abattus d’un coup sur le vieux pays du jujubier et de la betterave à sucre….

Et ce maudit 27 septembre 1997, un cri de douleur a transpercé le ciel au-dessus de la forêt de Stamboul inondée du sang des innocentes. Et le ciel s’est fermé… Et le ciel a pleuré au milieu des ténèbres tombantes… Et il a déversé des torrents de larmes sur la citadelle de Safa soumise au diktat de Dib Edjiâne et de ses bandes de dégénérés et d’infrahumains venus de nulle part.    

          Vingt et un ans déjà depuis le départ de ces mères, sœurs et filles. Mais le cri de ces « madones » restera gravé à jamais dans la mémoire, jusqu’à la fin des temps, jusqu’au jour de la résurrection.

Mon Dieu, elles étaient toutes jeunes...

An Aden 04a

Enseignantes assassinées :

Dich Amina,

Tounsi Aziza,

Boudaoud Kheira,

Bouteraa Rachida,

Mehdane Zohra,

Bouhend Fatima,

Fliou M’hamdia,

Louhab Naïma,

Lenfad Hafida,

Cherrid Kheira,

Bouali Hanafi Sahnounia…

et leur collègue instituteur : Saber El H’bib