"Bien informés, les hommes sont des citoyens; mal informés ils deviennent des sujets" (Alfred Sauvy)

Une curiosité méconnue : Le Sapindus Mukorossi, l’arbre à savon de l’université de SBA

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Cette rubrique vous propose périodiquement des histoires authentiques qui mettent en scène des personnes ayant vécu des situations totalement insolites

"On lui refuse une chambre, il met le feu à l'hôtel" .... "Un unijambiste sans permis tente de semer la police".... "Des chameaux expulsés d'un concours de beauté pour tricherie"... "Ivre, il vole un tank et défonce un supermarché pour y voler du vin".... "Enfermé dans une chambre froide, il est sauvé par un boudin"... "Payés pour tuer une rivale, ils se trompent de cible"... "Un infirmier admet avoir tué «10 à 20» patient."...

On lui refuse une chambre, il met le feu à l'hôtel

Cette sombre affaire d’incendie criminel mérite d’être racontée. Les faits se sont déroulés à Séoul, la capitale de Corée du Sud. Fatigué par la journée qu’il venait de passer, un livreur de 53 ans dénommé Yu n’a pas eu la foi de regagner son domicile. Il a donc opté pour une solution de repli a priori sage en se dirigeant vers le premier motel qu’il croiserait sur sa route. Mais avant cela, le quinquagénaire a fait un saut au bar et n’y est pas allé de main morte avec la bouteille d’alcool. C’est donc en état avancé d’ébriété qu’il s’est présenté à l’accueil d’un petit hôtel au confort spartiate et aux prix cassés. Mais compte tenu de son taux supposé d’alcoolémie, le personnel lui a refusé l’accès à l’établissement. Fou de rage, il a alors commencé un drôle de tintamarre, avant de déguerpir. Mais quelques instants plus tard, il est revenu avec un bidon de 10 litres d’essence. Selon les témoins, il a alors déversé le carburant un peu partout sur le sol et y a mis le feu. Résultat : cinq morts et quatre personnes hospitalisées.

Un unijambiste sans permis tente de semer la police

Jeudi soir dernier, les policiers de Vénissieux et une équipe de la BAC (Brigade anti-criminalité) de Lyon ont pris en chasse un automobiliste au comportement étrange. Repéré comme extrêmement lent sur un boulevard, il a fini par griller un feu rouge et rouler pied au plancher en voyant les autorités le sommer de s’arrêter. Une course poursuite s’est engagée pendant plus d’un quart d’heure. Le suspect a fini par s’encastrer sur l’A43. Mais la surprise fût totale quand l’homme au volant a cherché à s’enfuir. Il s’agissait en effet d’un unijambiste ! Après quelques mètres parcourus à l’aide de béquilles, il a été immobilisé et placé en garde à vue. Il a reconnu être sous l’emprise de stupéfiants et n’était titulaire d’aucun permis de conduire. Il a été présenté au parquet quelques heures plus tard.

Des chameaux expulsés d'un concours de beauté pour tricherie

Les bêtes avaient été botoxées par leur propriétaire pour participer au festival annuel des chameaux en Arabie Saoudite. En jeu, des millions d'euros.

Chaque année, l’Arabie Saoudite organise un festival des chameaux pendant un mois. L’an dernier, lors du Heritage Festival and Camel Beauty Contest, qui se tenait dans la capitale du pays, Riyad, plus de 300 000 bêtes ont participé au traditionnel concours de beauté. Un peu comme les Miss France, les concurrents défilent devant un jury. Ce dernier note la taille des lèvres, des joues, des têtes et des genoux. Et pas question de tricher. Cette année, une douzaine de camélidés ont dû honteusement quitter la piste, car ils étaient botoxés. Une tricherie qui s’explique par les sommes en jeu. Le propriétaire du plus bel animal reçoit une somme coquette. L’an dernier, celle-ci s’élevait à 29 millions d’euros.

De fait, selon le règlement, ces mammifères doivent avoir le poil bouclé, les oreilles en pointe, de longs cils et une grande bosse parfaitement située – pas question de jouer les Quasimodo. Des qualités attestant de leur « beauté naturelle intacte ». Le festival est aussi l’occasion pour eux de se mesurer lors de courses, de spectacles… Ou d’être vendus lors d’enchères. Les prix peuvent grimper jusqu’à des millions. Les visiteurs, qui se comptent eux aussi par millions, peuvent aussi découvrir un musée exposant des sculptures de chameaux en sable, un planétarium et un zoo. Ou assister à des concours de chants folkloriques et de poésies.

Ivre, il vole un tank et défonce un supermarché pour y voler du vin

Un Russe en état d'ivresse, a été arrêté pour avoir volé un véhicule blindé avec lequel il a fini dans la devanture d’un supermarché dans la région de Mourmansk (nord), selon l’agence de presse russe Ria Novosti.

L’homme avait volé ce véhicule de transport de troupes dans une école de pilotage, a indiqué Ria Novosti, citant une porte-parole de la police routière locale.

Le voleur a ensuite conduit son engin à chenilles à travers la petite ville d’Apatity, endommageant un véhicule en stationnement au cours de son périple avant de percuter la devanture d’un supermarché.

Probablement ivre, l’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, est alors sorti de son véhicule pour entrer dans le supermarché où il a été arrêté.

Il a tenté de voler une bouteille de vin au cours de cette escapade. Des photos montrent le véhicule blindé couvert de neige au milieu des bris de verre de la devanture détruite du supermarché.

Enfermé dans une chambre froide, il est sauvé par un boudin

Incroyable histoire que celle racontée par un boucher britannique de 70 ans à la BBC... Chris McCab a eu la vie sauve grâce à un boudin noir surgelé !

Alors qu'il pénétrait dans la chambre froide de son commerce, situé dans la ville de Totnes, dans le sud-ouest de l'Angleterre, le septuagénaire a vu la porte se refermer sur lui. Il faisait -20°C à l'intérieur.Il a immédiatement appuyé sur le bouton d'ouverture d'urgence pour sortir, mais impossible de l'enfoncer : gelé, il ne fonctionnait plus. Il a alors commencé à hurler et à tambouriner sur la porte, mais personne ne l'a entendu. Après plusieurs minutes dans ce froid glacial, il a décidé de tenter le tout pour le tout : frapper avec un objet contondant sur le bouton pour casser la pellicule de gel et ainsi actionner la porte. Par de telles températures, un être humain peut mourir en moins d'une heure. Il fallait faire vite. 

Autour de lui, de la viande accrochée : "Le boeuf était trop glissant, et l'agneau trop gros". Par chance, un boudin noir d'1,5 kilo, surgelé, semble adéquat : "C'était la bonne forme, je l'ai utilisé comme la police utilise une arme pour briser les serrures des portes". Et ça a marché ! "J'ai vraiment de la chance, nous en vendons deux ou trois par semaine, et c'était le dernier qui restait..."

Payés pour tuer une rivale, ils se trompent de cible

Une trentenaire a mandaté un jeune couple pour supprimer une femme qui fricotait avec l'homme qu'elle aimait. L'opération ne s'est pas déroulée comme prévu.

Une Américaine de 42 ans a été retrouvée morte au bord d'une route, lundi en Floride. Un ouvrier a découvert le corps de Marie Zengotita-Torres, que sa famille recherchait depuis la veille. Selon la police du comté d'Osceola, la quadragénaire domiciliée à Kissimmee a été abattue sur un malentendu. «Cela me touche profondément que l'une de nos citoyennes ait été tuée de cette manière, sur une erreur d'identité», a déclaré le shérif Russ Gibson lors d'une conférence de presse vendredi. Le policier a expliqué qu'une histoire de «triangle amoureux» serait à l'origine de cette affaire, rapporte News 13. 

Selon les enquêteurs, Ishnar Lopez-Ramos, 35 ans, cherchait à supprimer une femme qui vivait une relation avec un homme duquel elle était également amoureuse. Elle a donc décidé d'engager un certain Alexis Ramos-Rivera et la petite amie de ce dernier, Glorianmarie Quinones Montes, pour faire le sale boulot. Mais, au lieu d'enlever la rivale d'Ishnar, les deux tourtereaux de 22 ans s'en sont pris à une de ses collègues. Le couple a suivi la mauvaise personne à la sortie du magasin dans lequel elle travaillait et jusqu'à son appartement. Là, ils l'ont forcée à entrer dans leur véhicule et l'ont emmenée.

Les ravisseurs ont ensuite forcé la victime à leur donner sa carte bancaire et ses codes. Les enquêteurs pensent qu'à ce moment là, le couple a réalisé qu'il avait affaire à la mauvaise personne, mais qu'il a tout de même exécuté son plan. Ils ont attaché la victime avec des serre-câbles, puis entravé sa bouche avec du ruban adhésif et placé sa tête dans un sac poubelle. La quadragénaire est morte étouffée. Après leur crime, Alexis Ramos-Rivera et sa compagne ont utilisé la carte bancaire de leur victime, ce qui a permis aux autorités de se lancer à leurs trousses.

La police est tout d'abord remontée jusqu'à Ishnar Lopez-Ramos, qui a balancé ses deux complices, raconte Fox 35. Les trois ont confirmé qu'il s'agissait d'un meurtre sur commande et que la victime avait été ciblée puis tuée par erreur, a rapporté le shérif. Le trio a été mis en examen pour meurtre au premier degré.

Un infirmier admet avoir tué «10 à 20» patients

«Le diacre de la mort» a chiffré pour la première fois le nombre de ses victimes. Il a admis avoir tué des patients en fin de vie alors qu'il était infirmier en Belgique.

Un ancien infirmier et diacre dans un diocèse de Flandre a admis au premier jour de son procès à Bruges (nord de la Belgique) avoir provoqué la mort d'une vingtaine de personnes, ont rapporté mardi les médias belges. C'est la première fois qu'Ivo Poppe, surnommé «le diacre de la mort» par la presse, jugé depuis lundi aux assises de Bruges pour «au moins dix» assassinats, donne publiquement une évaluation de son nombre de victimes.

Il y a en eu «entre dix et vingt, vingt au maximum. C'est approximatif (...) C'est de cet ordre de grandeur», a répondu l'accusé lors du premier interrogatoire sur le fond mené par le président de la cour. «Je voulais éliminer leurs souffrances, ces gens ne vivaient plus», a aussi dit Ivo Poppe en exprimant des regrets. «Aujourd'hui, je ferais appel à une équipe de soins palliatifs», a-t-il souligné.

La plupart de ses victimes étaient des personnes âgées en fin de vie, dont il a décidé seul d'abréger les souffrances physiques ou psychiques, lorsqu'il travaillait comme infirmier dans un hôpital de Menin (ouest), près de la frontière française. Il leur administrait du valium ou leur injectait de l'air dans les veines.

Ivo Poppe a été employé une vingtaine d'années, dans cet hôpital dans les années 80 et 90, mais a continué d'y intervenir en tant que visiteur pastoral jusqu'en 2011 après avoir été ordonné diacre de Wevelgem en 1996.

Durant l'enquête, qui a porté sur une liste d'au moins 50 décès suspects, il a admis avoir abrégé les souffrances de deux patientes et de quatre proches, dont sa propre mère et son beau-père, mais a nié les «assassinats» reprochés.

Marié et père de trois enfants, cet homme âgé aujourd'hui de 61 ans avait été arrêté et incarcéré en mai 2014 après que la justice eut été informée des confidences faites à son psychiatre, selon lesquelles il aurait «activement euthanasié des dizaines de personnes».

Lundi, il a expliqué le contexte de ses confidences au psychiatre, consulté sur les conseils de sa femme. «Je voulais qu'on m'aide pour mes cauchemars, j'avais grand besoin d'une thérapie. C'est pourquoi j'ai évoqué des dizaines de cas, c'était délibérément exagéré», a affirmé l'accusé.

Le procès, où près de 80 témoins sont attendus à la barre, devrait durer deux semaines. Ivo Poppe encourt la réclusion à perpétuité.