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Recherche scientifique: promulgation prochaine d'un décret exécutif sur les programmes nationaux

Pr Lachlak 03
ALGER- Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tahar Hadjar a annoncé, lundi, la promulgation "très prochainement" d'un décret exécutif sur les programmes nationaux de la recherche scientifique.

Répondant aux interventions des membres de la Commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN) à l'occasion de l'examen du projet de loi portant règlement budgétaire pour l'exercice 2016, M. Hadjar a précisé que "la priorité a été accordée, dans l'élaboration de ces programmes nationaux, au domaine de la sécurité alimentaire, de l'énergie et de la santé".

Selon M. Hadjar, la concentration sur ces domaines était dictée par "la nécessaire prise en charge des besoins et nouveautés imposés par la vie socioéconomique pour permettre à l'université de suivre les développements survenant dans son environnement".

Le ministre a noté, dans ce cadre, "l'éventualité de modifier les domaines à caractère prioritaire ou d'en rajouter d'autres au cours des deux prochaines années en fonction des besoins".

Concernant la généralisation du système informatique intégré "Progrès", adopté par le ministère depuis 2016, M. Hadjar a fait savoir que "l'utilisation de ce système sera généralisée, d'ici 2020, à toutes les opérations administratives et pédagogiques relevant du secteur de l'Enseignement supérieure et de la recherche scientifique".

S'agissant du dossier des oeuvres universitaires, le ministre a fait état d'une "amélioration dans la gestion de ces oeuvres", soulignant, à ce propos, que "ses services s'emploient à associer les opérateurs privés exclusivement dans le volet gestion, à l'instar de la gestion des cités universitaires qui sont les biens de l'Etat".


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Par ailleurs, le ministre a présenté "les principaux indicateurs relatifs au niveau de mise en oeuvre du budget du secteur pour l'exercice 2016", outre les contraintes ayant entravé l'enregistrement de meilleurs taux de consommation des crédits financiers alloués".

 Rappelant que "le budget du secteur pour l'exercice 2016 s'élevait à 352,88 milliards DA", M. Hadjar a expliqué les modes d'exécution des budgets d'équipement et de fonctionnement ainsi que les transferts universitaires et le Compte d'affectation spéciale (CAS) de la Caisse nationale de la recherche scientifique et du développement technologique".

 Pour ce qui est des difficultés rencontrées par le secteur dans la mise en oeuvre du budget pour l'exercice 2016, M. Hadjar a cité la question "des postes budgétaires vacants", une question due, selon le ministre, essentiellement au départ à la retraite, la démission ou le décès de fonctionnaires, ainsi que "l'impossibilité d'exploiter les postes budgétaires libérés au cours du même exercice.